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vacances

Dimanche 11 mai 2008

Comme cela nous est déjà arrivé pour des petites vacances, nous avons passé quelques jours en bord de mer en Vendée.


C’est une région que je connaissais pas du tout jusqu’au moment où nous avons passé un week-end de mai avec Elise, la meilleure copine de fille aînée & ses parents.
« La Maison Bleue » comme elle l’appelle, est située sur la corniche vendéenne entre Saint-Hilaire de Riez & Saint-Gilles Croix de Vie, et la vue sur mer est garantie !


En fait, il s’agit d’un appartement de vacances, appartenant aux grands parents maternels d’Elise, qui ont gentiment accepté que nous commencions nos vacances… un peu avant que le reste de la famille nous rejoigne pour le grand week-end du 1er mai.


  Le soir de notre arrivée, les filles et moi avons diné au Café de la plage. Grande terrasse face à la mer déjà complète, nous nous réfugions à l'intérieur, et les filles jouent dehors entre les plats. Ce soir-là, on a fait simple : andouillette-frites tout à fait honorable avec de très bonnes frites maison pour     les moins de 11 ans, et grande    salade vendéenne pour moi,  copieuse : salade, tomate, magrets de canards, rillons, jambon de vendée...


 


En Vendée, il y a de grandes plages de sables, appréciables l’été car on n’y est pas entassé. Il y a largement la place de s’installer pour bouquiner &/ou bronzer tranquillement pendant que les enfants jouent à quelques mètres, même au mois d’août.
 

la grande plage de Sion


Cette fois-ci, nous nous sommes rendues à Saint-Jean de Mon
ts où le remblai a entièrement été refait, et chacun a bien sa place (voitures d’un coté/piste cyclable/ piétons) ce qui rend la promenade plus agréable.


Il faut reconnaitre qu'il y a eu un gros effort de fait, et que le résultat atténue le coté bétonné de la côte, mais ça n’enlève malheureusement pas la laideur des nombreux immeubles construits tout le long de la plage...


En revanche, la plage de sable fin, en pente douce, est immense (8 km), et passé les constructions, est bordée de dune et de foret de pins ce qui la rend très agréable. En ce début de saison, les aires de jeux pour enfants qui l’équipe commencent à fonctionner ; C’est ainsi que les filles ont pu faire du trampolines à élastique, activité longtemps convoitée !

Chaque trampoline circulaire est surmonté d'une structure métallique, sur laquelle sont rattaché les élastiques et le harnais. L'impulsion et l'assistance d'élastique permet d'effectuer des rebonds illimités, de s’élever plus haut et de faire ainsi des salto arrières ou avant (plus difficiles).

Bref, les filles ont adoré et se sont bien éclatées !

 

 

 

 



Par Laflo
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Jeudi 15 mai 2008
Le lendemain, nous sommes allées nous promener aux Sables d’Olonnes.

 

Temps pourri tout le long de la route qui ne nous a pas permis d’apprécier à sa juste valeur la côte entre Saint-Gilles et les Sables (heureusement, le soleil était avec nous au retour). Ça fait la deuxième fois que je vais aux Sables d’Olonnes et décidemment : bof ! je reconnais que la plage est grande et vaste mais je trouve le front de mer pas terrible. Je suppose que la ville a plus d’attrais coté port, avec plein de petits restos et la jetée de départ du Vendée Globe, mais là n’était pas mon but, accompagnée de deux filles de moins de 11 ans.

Nous nous sommes donc baladées sur la plage, et là les filles ont testé le kart à pédale sur circuit de sable.

Un circuit rigolo, avec panneaux routiers, pompe à essence & station de gonflage…

 
Le week-end du 1er mai, avait lieu à Saint-Gilles-Croix-de-Vie le Vendée Kitesurf Pro, premier événement de la saison du KPWT (Kiteboard Pro World Tour).

Le kitesurf est un sport qui consiste à être tracté par un cerf-volant (kite signifie en anglais cerf-volant) appelé aile, et à glisser sur une planche de surf. 

Le soleil & surtout le vent étaient au rendez-vous, et après avoir aperçu une multitude d’ailes colorées dans le ciel, nous sommes allés voir  de plus près la compétition (qui a duré en réalité 4 jours) .

Certains compétiteurs ont effectué des figures très impressionnantes Solène a également eu une affichette de l’événement dédicacée par la championne australienne de Kite Surf, Marine Sudre.



Par Laflo
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Jeudi 7 août 2008

Nos vacances en Vendée se sont déroulées cette fois-ci plutôt sur la cote Sud du département, entre Les Sables d'Olonne & La Tranche sur Mer.

La galerie Plisson aux Sables d'Olonne

Cela nous a permis d'aller nous balader aux Sables d'Olonne, sous la pluie. Ça ne m'a pas rendue plus enthousiaste sur la ville que dans ma précédente kro sur le sujet, mais entre temps, s'est ouverte la 9ème galerie Pêcheur d'Image, et ça redonne un peu d'intérêt à la ballade (sans compter Port Olonna, mais ça, je vous en parlerai plus tard)

Nous sommes donc entrés dans la galerie Plisson, et nous avons longuement bavé devant les magnifiques photos de Philip Plisson & co, notamment les toiles & les laminés sur bois qui sont vraiment mises en valeur, mais il y a aussi des reproductions encadrées qu'on peut trouver ailleurs que dans les galeries Plisson.

(L'avis de tempête sur les Poulains dans notre salon, par exemple, c'est une reproduction encadrée qu'on a acheté en Charente Maritimes)

Bref, nous sommes sortis de là avec l'Abeille Bourbon en laminé sur bois, en petit format (que Monsieur convoitait depuis longtemps !)

et un triptyque de Dunes de Georges Félix-Cohen (Photographie imprimée sur une toile de peintre et montée sur châssis) bientôt au dessus de notre lit !

 

Le château de Talmont

La forteresse médiévale de Richard Cœur de Lion


Tout d'abord un peu d'histoire pour vous situer le contexte de la visites et des animations proposées au Château.

Le premier château fut érigé en 1018 par Guillaume le Chauve (beaucoup de propriétaires du château vont se prénommer Guillaume) : une simple tour sur une motte de terre cernée par une palissade de bois avec une église de style roman.

Quelques années plus tard, il fait ériger autour de l'église une enceinte de galets et un profond fossé alimenté par la mer. A l'intérieur de cette grande muraille, il se fait construire un grand bâtiment de réception. Puis Guillaume le Jeune fait surélever la tour du clocher-porche et y accole une tour contenant un escalier à vis qui permet de desservir les différents étages : Muraille + Donjon = Château Fort.

Au 12ème siècle, arrive Richard Cœur de Lion, roi d'Angleterre. Fils d'Aliénor d'Aquitaine, il hérite à ce titre du comté de Poitou et de ce fait du château de Talmont. C'est en quelque sorte la résidence secondaire de Richard qui vient s'y reposer et surtout y chasser. C'est un valeureux guerrier mais aussi un grand bâtisseur : il fait fortifier l'ancien château, en élevant une seconde enceinte, et surtout en ajoutant un mur triangulaire de plus de 7 mètres d'épaisseur. Le château de Talmont a alors la réputation d'être imprenable. Il ne sera effectivement jamais pris car aussi... jamais assailli !

Pendant les guerres de Religions, La forteresse de Talmont abrite, tour à tour, catholiques et protestants.

Au début du 17ème siècle, pour éviter que les anglais et leurs alliés protestants ne puissent s'implanter durablement en Bas Poitou, Louis XIII et Richelieu demandèrent le démantèlement de nombreux châteaux de la région dont celui de Talmont. Le château n'est plus habité et commence lentement à se dégrader du fait de son utilisation en carrière de pierres par la population pendant de longues années.

C'est accompagnée de 3 enfants de moins de 11 ans que j'ai testé les animations médiévales et 2 spectacles, ce qui fait que je n'ai pu suivre que le début de la visite du
château proprement dite. Enfin tant pis !!

A l'ateliers costumes, on emprunte un costume médiéval pour 5 mn, le temps d'un tour dans la cour du château & de quelques photos. Au choix, pour les filles : paysanne,princesse ou fou du roi

Pour les garçons : chevalier, prince ou fou du roi.

En fin d'après midi, j'ai tenté le costume adulte : entre princesse, fou du roi ou paysanne, devinez ce que j'ai choisi ?

Il y a également un atelier calligraphie, où chaque fille a pu écrire son prénom à la plume & à l'encre avec un modèle d'alphabet à disposition

un stand de tir à l'arbalète, et plusieurs jeux traditionnels sont à disposition des visiteurs :  échasses, échecs, jeux en bois...

un parcours du p'tit chevalier à dos de poney est également proposé

Par Laflo
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Mardi 12 août 2008

Indian Forest

Vous vous souvenez  peut-être que les filles avait déjà testé l'activité dite "accrobranche".

Cette fois-ci, notre groupe de testeurs comprenait 2 adultes mâles de moins de 41 ans et 3 enfants de 6, 8 & 10 ans... moi même étant au poste d'observatrice & accompagnatrice de Loulou, 6 ans, dans sa découverte de l'activité pendant que son papa sautillait de branche en branche.

Voici le déroulement de la séance :

  1. on paye pour 2 heures de parcours, en fonction de l'âge des participants
  2. on s'équipe : harnais de sécurité équipé de 2 mousquetons & de l'accessoire « tyrolienne », gants, petit bracelet de couleur pour les enfants qui détermine le parcours le plus difficile qui leur est possible de faire (en fonction de leur âge) & débardeur de couleur (pour différencier les groupes selon leur heure d'arrivée)
  3. présentation du matériel, des consignes de sécurité, des parcours puis séance d'initiation peuvent commencer.
  4. chacun est libre ensuite de commencer un parcours.

Les garçons ont fait le parcours vert puis le bleu, et là, ils ont connu quelques difficultés, comme l'atelier tyrolienne/trapèze à bout de bras ou bien encore l'atelier skate-board dan les arbres

il semblerait que les parcours d'Indian Forest soient d'un niveau supérieur aux autres parcs, et qu'un parcours  bleu  correspond à un rouge ailleurs.

Loulou, qui débutait, a eu un peu de difficulté à manipuler ses mousquetons avec des gants, & s'est cantonné au parcours jaune, qu'il a effectué plusieurs fois.
Fille aînée est allée jusqu'au parcours vert « facile » (ensuite on attaque les parcours adultes) et Miss Pipouille a testé l'option « surclassement », puisque après accord des moniteurs du parc, elle a pu faire le parcours blanc, qui ne relevait pas de sa tranche d'âge, mais pour lequel elle avait la taille requise. En effet, à l'entrée de chaque parcours se trouve une barre horizontale à une certaine hauteur qui permet de vérifier que le parcours est accessible. Pour cela, il suffit de pouvoir tenir fermement la barre tout en ayant les deux pieds bien à plat au sol. Alors seulement on a la garantie de pouvoir accrocher ses mousquetons à la ligne de vie et d'utiliser les ateliers en toute sécurité.

 

Autre équipement judicieusement pensé : le sifflet. A chaque plateforme, c'est-à-dire à chaque tronc d'arbre, entre deux agrès, il y a un sifflet mis à disposition pour appeler le personnel du parc en cas de soucis : vertige, mauvaise utilisation de l'équipement ou de l'atelier.... C'est ainsi qu'un jeune garçon qui pendait lamentablement à la ligne de vie (par ses mousquetons, hein, je vous rassure !) s'est fait secourir par un guide du parc...

 

Ce concept de parc aventure a tellement de succès, que les garçons se sont offert le parcours maxi-tyrolienne (parcours de 2 km composé uniquement de tyroliennes)

 

Quant aux filles, elles ont remis ça en Normandie puis en Lorraine : 3 parcs Aventures en 3 semaines, joli record ! à chaque parc son fonctionnement : paiement pour un nombre de parcours donné ou pour une durée donnée, classement des parcours par couleur un peu différents même si le plus souvent semblables aux pistes de ski (vert-bleu-rouge-noir du plus facile au plus difficile).

La plage du Veillon

Grâce au vendeur de la galerie Plisson, nous avons découvert la plage du Veillon.

Située à quelques kilomètres au sud des Sables d'Olonne, c'est un très beau site où les eaux douces de la rivière Payré se mélangent aux eaux salées dans une sorte de grand réservoir vide à marée basse et plein à marée haute. Cette lagune est séparée de la mer par une longue dune de sable fin. C'est à dire que quand on se trouve en haut des dunes, on a d'un coté la plage proprement dite et l'océan, et de l'autre la lagune, alimentée par la marée.

Cet endroit nous a tellement plu que nous y sommes retournés ensuite, ce qui a donné une jolie série de photos et un bel endroit de baignade quoiqu'un peu à risque en cas de vent - risque de bahines.

 

Par Laflo
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Mardi 12 août 2008

Indian Forest

Vous vous souvenez  peut-être que les filles avait déjà testé l'activité dite "accrobranche".

Cette fois-ci, notre groupe de testeurs comprenait 2 adultes mâles de moins de 41 ans et 3 enfants de 6, 8 & 10 ans... moi même étant au poste d'observatrice & accompagnatrice de Loulou, 6 ans, dans sa découverte de l'activité pendant que son papa sautillait de branche en branche.

Voici le déroulement de la séance :

1. on paye pour 2 heures de parcours, en fonction de l'âge des participants

2. on s'équipe : harnais de sécurité équipé de 2 mousquetons & de l'accessoire « tyrolienne », gants, petit bracelet de couleur pour les enfants qui détermine le parcours le plus difficile qui leur est possible de faire (en fonction de leur âge) & débardeur de couleur (pour différencier les groupes selon leur heure d'arrivée)

3. présentation du matériel, des consignes de sécurité, des parcours puis séance d'initiation peuvent commencer.
4. chacun est libre ensuite de commencer un parcours.
La différence entre les parcours, c'est d'abord leur hauteur : le jaune, par exemple, est à 1,50 m du sol, on peut récupérer un enfant en difficulté sans problème. ensuite ça monte jusqu'à 11-12 mètres pour rouges/noir.
Ensuite les ateliers sont de plus en plus physiques au fur & à mesure qu'on monte en gamme. Les parcours noir & super noir s'adressent à des sportifs bien entrainés : il s'git là de sport et non plus de loisirs ou d'amusement (montée d'une échelle en traction par un bras par exmeple...)

Les garçons ont donc fait le parcours vert puis le bleu, et là, ils ont connu quelques difficultés, comme l'atelier tyrolienne/trapèze à bout de bras ou bien encore l'atelier skate-board dans les arbres

il semblerait que les parcours d'Indian Forest soient d'un niveau supérieur aux autres parcs, et qu'un parcours  bleu  correspond à un rouge ailleurs.

Loulou, qui débutait, a eu un peu de difficulté à manipuler ses mousquetons avec des gants, & s'est cantonné au parcours jaune, qu'il a effectué plusieurs fois.
Fille aînée est allée jusqu'au parcours vert « facile » (ensuite on attaque les parcours adultes) et Miss Pipouille a testé l'option « surclassement », puisque après accord des moniteurs du parc, elle a pu faire le parcours blanc, qui ne relevait pas de sa tranche d'âge, mais pour lequel elle avait la taille requise. En effet, à l'entrée de chaque parcours se trouve une barre horizontale à une certaine hauteur qui permet de vérifier que le parcours est accessible. Pour cela, il suffit de pouvoir tenir fermement la barre tout en ayant les deux pieds bien à plat au sol. Alors seulement on a la garantie de pouvoir accrocher ses mousquetons à la ligne de vie et d'utiliser les ateliers en toute sécurité.

Autre équipement judicieusement pensé : le sifflet. A chaque plateforme, c'est-à-dire à chaque tronc d'arbre, entre deux agrès, il y a un sifflet mis à disposition pour appeler le personnel du parc en cas de soucis : vertige, mauvaise utilisation de l'équipement ou de l'atelier.... C'est ainsi qu'un jeune garçon qui pendait lamentablement à la ligne de vie (par ses mousquetons, hein, je vous rassure !) s'est fait secourir par un guide du parc...
 
Ce concept de parc aventure a tellement de succès, que les garçons se sont offert le parcours maxi-tyrolienne (parcours de 2 km composé uniquement de tyroliennes)
 
Quant aux filles, elles ont remis ça en Normandie puis en Lorraine : 3 parcs Aventures en 3 semaines, joli record ! à chaque parc son fonctionnement : paiement pour un nombre de parcours donné ou pour une durée donnée, classement des parcours par couleur un peu différents même si le plus souvent semblables aux pistes de ski (vert-bleu-rouge-noir du plus facile au plus difficile).

La plage du Veillon

Grâce au vendeur de la galerie Plisson, nous avons découvert la plage du Veillon.

Située à quelques kilomètres au sud des Sables d'Olonne, c'est un très beau site où les eaux douces de la rivière Payré se mélangent aux eaux salées dans une sorte de grand réservoir vide à marée basse et plein à marée haute. Cette lagune est séparée de la mer par une longue dune de sable fin. C'est à dire que quand on se trouve en haut des dunes, on a d'un coté la plage proprement dite et l'océan, et de l'autre la lagune, alimentée par la marée.

Cet endroit nous a tellement plu que nous y sommes retournés ensuite, ce qui a donné une jolie série de photos et un bel endroit de baignade quoiqu'un peu à risque en cas de vent - risque de bahines.

 

Par Laflo
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Lundi 18 août 2008

L'évènement des vacances, ça a quand même été la randonnée côtière à bord du Shatzi II.

Que je vous explique : il y a quelque temps, Thierry avait commencé à faire de la voile au club du Boisvinet à Saint-Gilles-Croix-de-Vie avec Lotin. Et l'automne dernier, il est parti faire un stage de voile habitable d'une semaine en Vendée, toujours avec Lotin qui lui, entre temps, avait fait moultes stages y compris un stage Glénan, passé son permis bateau & l'habilitation radio (tu me reprends si je me trompe, hein ?). Et l'idée de partir un jour tous les 7 sur un voiliers nous tentait bien.

Bon, pour commencer, on a préféré la location d'un voilier sur une durée de 5 jours, avec possibilité de rentrer au port chaque soir,histoire d'avoir un refuge au cas où tout le monde ne serait pas bien étanche en mer... et puis 3 filles de moins de 11 ans dans l'espace réduit du bateau c'était d'abord à tester sur une petite durée.

Voilà comment un lundi de juillet, nous avons embarqué vivres & bagages sur le Shatzi II, un Sun Odyssey de 37 pieds.

Autant vous le dire : je n'y connaissais rien à la voile & j'ai appris plein de choses en 4 jours et plus jamais je ne verrais un port de la même façon. Bon, par quoi commencer pour vous expliquer tout ça ?

D'abord, le bateau. Le Shatzi est un sloop, c'est-à-dire qu'il possède : une coque avec une quille, 1 seul mât, 2 voiles (la grand voile rattachée au mat et le génois à l'avant) pour le propulser, et une barre à roue qui agit sur un gouvernail pour le diriger.

Ensuite le vent. Et c'est là où ça se complique. Moi, j'imaginais que le vent poussait le bateau en gonflant les voiles. Mais ça, ça serait valable si on allait dans la même direction que le vent (en encore, c'est pas tout à fait comme ça que ça se passe). Donc, le charme du voilier c'est d'utiliser le vent en fonction d'où il vient et de la trajectoire qu'on veut prendre.

 

 

Le plus simple mais aussi le plus délicat, c'est le vent arrière : on est poussé par le vent. Ensuite, le vent peut venir du coté par la droite ou par la gauche du bateau, tiens, je dirais même bâbord amure ou tribord amure.

Mais parfois, on a besoin d'aller dans la direction face au vent, et là, comment on fait ? eh bien on navigue au près, c'est à dire en zig zaguant le long d'une ligne qui représente à la fois notre cap et le sens du vent.

Plus le bateau se rapproche de l'axe du vent plus les voiles sont bordées. Au près elles sont serrées à fond, au travers elles sont à la moitié, au grand largue environ 3/4 et en vent arrière on choque toutes les voiles (on lâche les écoutes de voile). C'est clair pour tout le monde ?

Autre question qui me trottait dans la tête : c'est bien joli tout ça, mais comment repérer d'où vient le vent ? à part remarquer si on a les cheveux dans la figure ou non -ce qui semble peu pratique et ne peut pas s'appliquer à notre skipper Lotin par exemple, je ne voyais pas trop le truc fiable. Et puis lorsqu'on est au large il n'y a pas de drapeaux pour nous indiquer le sens du vent. Afin de repérer d'où vient le vent on peut le sentir en orientant la tête sur son visage, ou encore quand on l'entend de la même façon dans les deux oreilles quand le vent pénètre dedans. Et puis il y a une girouette en haut du mat qui est sensée bien guider...

Et maintenant, la barre. Il faut tenir le cap calculé par le skipper et respecter le réglage des voiles pour être au top de l'efficacité trajectoire/vitesse mais aussi éviter les obstacles : casiers de pêcheurs, balises diverses indiquant les écueils...

Pilhours - cardinale sud (= passer au sud de la balise)

Eh bien, c'est pas facile. Par exemple, tenir la barre vent arrière avec les voiles en ciseaux, je ne m'y suis pas risquée. Leirn a très bien su faire ça.

En revanche, j'ai testé le virement de bord,  le but du jeu étant de changer de direction en règlant simultanément les voiles de façon adéquate : la barreur (moi en l'occurrence) fait tourner le bateau vers un certain cap et "l'équipage" règle le foc. Et là, on voit bien qu'un voilier ça braque pas de la même façon qu'une voiture.

On m'a pourtant bien expliqué que ça se conduisait comme un camion (?), on  m'a bien indiqué de regarder d'où venait le vent sur le machin devant la barre pour me guider...le plus simple, c'est encore de fixer un repère au loin quand c'est possible, ou bien de se fier au compas pour tenir le cap. Pour en revenir au virement de bord, le vent a fait le malin et d'une part je suis allée bien plus à babord que prévu et ensuite retour à tribord toute pour rectifier le tir...et retour à la case départ avec la manoeuvre à refaire pour les copains qui géraient les voiles. OUF  !!

Mais ensuite, une fois qu'on a pris ses repères... tout va bien, même les plus jeunes peuvent s'y lancer

Par Laflo
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Mardi 26 août 2008

Pendant ces 5 jours sur le voilier, nous avons aussi passé du temps dans des ports :  Les Sables d'Olonne, Saint Gilles-Croix de Vie, - Port-Joinville (île d'Yeu).

La sortie & l'entrée au port se fait toujours à moteur ; mais ça reste une manœuvre délicate (je rappelle : le bateau fait 11,50 m de long). La preuve, à la première sortie de port, le moteur n'a pas bien démarré et le bateau a commencé à dériver doucement, risquant de heurter les autres bateaux amarrés. Heureusement, Lotin a résolu le problème et la sortie de Port Olonna s'est faite telle le départ du Vendée Globe... 

6 bas-rouge / cy(lindre)-ba(bord)-rouge en tricot vert /tri(bord)-cô(ne)-vert


C'est très chouette de quitter ou d'entrer dans une ville par son port. D'abord, ça change de point de vue, et puis on peut se la peter, genre « cette fois-ci, c'est moi qui suis sur le voilier, na ! ». En réalité, on est plutôt occupé à :

1) enlever les pares battages en sortant si on ne veut pas faire plouc et les jeter précipitamment dans le pour pas se prendre les pieds dedans sur le pont pendant les manœuvres (je glisserai plus tard dessus, quand je descendrais prendre mon appareil photo dans ma cabine)

2) installer les mêmes pares bats dès l'entrée au port, en les accrochant aux filières à la bonne hauteur (ils doivent effleurer l'eau) en vue de protéger la coque des frottement contre le bateau voisin ou/et le ponton.

Ensuite, on peut aussi s'occuper des amarres à passer d'abord dans le chaumard avant de les enrouler en 8 autour du taquet, ou bien commencer à ranger les écoutes qui traînent sur le pont...


Quand on se ballade en mer et qu'on compte passer la nuit au port, mieux vaut ne pas arriver trop tard pour avoir une place, si possible à un ponton plutôt qu'à couple.

C'est ainsi que nous sommes arrivés un peu en avance à Port Joinville, le port de l'île d'Yeu et que nous avons fait des ronds dans l'eau en attendant que la mer monte suffisamment pour nous permettre d'entrer au port sans racler le fond.
 
Plusieurs autres bateaux en faisaient autant jusqu'au moment où, pof ! tout le monde s'est mis en route en même temps, faisant la course pour être les premiers à accéder au port comme si leur vie en dépendait. On s'est retrouvés à la queue leu leu à l'entrée du port, dans un embouteillage digne du périf à 18 heures, certains resquillant pour gagner quelques places dans la file d'attente. La capitainerie du port se charge d'orienter les plaisancier vers une place en fonction de la taille du bateau, cela n'empêche pas certains de s'amarrer sans rien demander puis de pas vouloir céder la place (que la capitainerie croyait libre puisqu'elle ne l'avait pas attribué). Cette nuit là, nous avions 5 autres bateaux amarés à couple les uns aux autres depuis le Shatzi qui était lui, amarré au ponton.

Sortie du port de l'île d'Yeu
vous remarquerez miss Pipouille tenant négligemment entre ses doitgs un bout de pare-bat'

 

A l'arrivée au port, il faut se rendre à l'accueil de la capitainerie : indispensable pour avoir le code des sanitaires ! et accessoirement payer sa place au port & les services qui vont avec : eau douce, électricité...

Là, il faut répondre aux questions de l'employé(e) telles que :

  • nom du bateau          :       Shatzi 2
  • n°emplacement
  • type du bateau           :     Sun odyssey 37
  • longueur en mètre      :    11,5 mètres
J'avais tout bien appris par coeur (Leirn s'y était déjà collée à Saint-Gilles) mais la dame de Port Joinville a continué son questionnaire par
  • quartier d'immatriculation ? 
Là, j'ai avoué bêtement mon ignorance...elle m'a alors gentiment demandé d'où venait le bateau : ça, je savais, et  j'ai pu annoncer dignement "Les Sables d'Olonnes" ouf ! j'ai obtenu le fameux le code sanitaire. Et payer 38 euros.

Vous allez trouver que j'insiste sur le point douche de la croisière, mais il n'y a pas de douche sur le voilier, et les toilettes sont d'une manipulation délicate voire compliquée (une vanne pour amener l'eau, une vanne pour l'eau noire, une vanne pour....je ne sais plus quoi) Bref, c'est bien pour un petit pipi en urgence mais guère plus. D'où l'importance des sanitaires. D'un commun accord, nous avons décerné la palme des sanitaires les plus agréables à la capitainerie de Saint-Gilles. Si jamais en se promenant dans la rue piétonne, on aura besoin d'aller au p'tit coin, on saura où aller (si on se souvient du code d'ici là). En 2ème, Port Joinville et en 3ème parce que payant en plus de la place au port, Les Sables d'Olonnes (mais fort bien entretenus par des étudiant(e)s qui passent la journée de 7 h à 19 h avec télé, bouquins, jeux...pour tenir le coup entre deux coups de Javel).

Suite à venir : les activités à bord d'un voilier

Par Laflo
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Vendredi 19 septembre 2008

Pour certains à bord du Shatzi, les activités étaient toutes trouvées : effectuer le calcul des marées, régler les voiles, calculer le cap à prendre… toutes choses que je ne sais pas faire (et je n’était pas la seule).

Pour les autres, il a fallu s’adapter à ce nouveau milieu qu’est un cockpit de voilier de 2,5 m sur 2,5 m. Bon, d’abord il y a la participation aux manœuvres, parce que quand même, on fait de la voile oui ou non ?

Ensuite, il reste du temps libre.

La pêche

C’est ainsi que Leirn a tenté la pêche aux maquereaux avec succès. Le principe dérouler une ligne de pêche derrière le bateau jusqu’à ce que la ligne tire nettement et enrouler vite vite la ligne autour d’un support en bois pour ramener le poisson. C’est une activité de vent calme, car le bateau ne doit pas avancer trop vite, sans quoi les éventuelles proies se fatiguent à naviguer après l’appât, et abandonne la course, et là, adieu l’apéro !

Voici donc la prise n°1

 

Ce malheureux s’est aussitôt retrouvé entre les mains de Lotin qui en a levé les filets, les a arrosé d’huile d’olive & surtout de citron, ce qui les a cuit et c’est ainsi que nous avons pu les déguster.

 

La « baignade »

Sur le Shatzi, il a y un pont de baignade. Autant vous le dire, bien qu’en plein mois de juillet sous un beau soleil, l’eau était à 17°, donc nous n’avons tenté que le trempage de pieds. Les filles de moins de 11 ans et votre blogueuse préférée ont donc défilé chacune leur tour sur le pont arrière, arrimées au bateau par sécurité (c’est là où c’est utile de savoir faire un nœud de chaise). Il semblerait que le changement de couleur des orteils du rose vers le bleu soit un signe indiscutable que là,il est temps d’arrêter de faire trempette et de remonter au sec…

La détente

quand le bateau file tout seul, on apprécie aussi un moment de calme et de relaxation, isolées des paretns à l'avant du bateau...


ou bien confortablement installés sur le banc du cockpit


La cuisine

Vers midi, grosso modo, quand le vent se calme, y’a pétole. Plus un poil de vent, calme plat. C’est l’heure de l’apéro, et je le prouve :

 

Parfois même, on goûte, on chante des génériques de dessins animés... un truc de folie, quoi

Le soir,  on se retrouve au port après une longue journée passée en mer, on peut de nouveau investir l’intérieur du bateau sans vomir après : c’est l’heure de l’apéro

 

Autant dire que la nourriture à bord, c’est important, et c’est pas parce que la cuisine est minuscule que ça a empêché Lotin de nous cuisiner sa fameuse dinde au boursin.

Voire une tartiflette parce que c’est un plat régional de saison, hein, surtout quand il fait soudain frais alors que deux jours avant on cherchait de quoi de rafraîchir sur l’île d’Yeu.

 

Fin des kro-bateau (avec beaucoup beaucoup de retard)


Pour ceux & celles qui aimeraient avoir une autre version de la mini-croisière familiale sur Shatzi 2 : la série de kro de Leirn : kro-du-bato-la-navigation puis  kro-du-bato-les-ports avec ses 3 kro successives sur les ports, la météo...


Et comme iI semblerait que le vocabulaire des voileux reste un peu obscur pour mes fidèles lecteurs (non ? pas possible !) alors voilà des liens pour s’y retrouver :

http://www.voile-cotiere.com/comment/index.php?clef=1
http://www.yachtguidecaptain.com/infomer.php


en attendant la prochaine kro, un quizz : qu'est-ce que c'est ?
Par Laflo
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Samedi 1 novembre 2008
Eh oui, hier c'était le 31 octobre, soir d'halloween, soir des sorcières & des Monstres...
D'abord, on en avait eu un avant-goût là :

oui, voilà bien une véritable sorcière qui boit sa potion magique


et une autre qui pose avec ses copines citrouilles

et puis la transformation a commencé :






















une citrouille & une sorcière, nous voilà bien ! Mais là, elles ne faisaient pas encore trop peur... en voilà une plus souriante avec un beau chapeau :
mais le pire est à venir... là :
ça, c'est de la sorcière à qui on ne refuse pas ses bonbons !


Par Laflo
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Lundi 23 mars 2009
Fin janvier, grâce à une Smartbox offerte par la Fnac lors de l'achat du reflex numérique, nous sommes partis en week-end en Bretagne SANS LES FILLES (qui sont restées, elles, à Gennevilliers chez des copains).
Nous sommes donc allés à Lorient, où la Cité de la Voile était malheureusement fermée, ce qui ne nous a pas empechés d'aller flâner sur les pontons... et de voir de près "Banque Populaire" le plus grand trimaran du moment, vraiment très impressionnant

Avant notre passage à Lorient, nous avons d'abord visité Vannes, très jolie ville du bord du golfe du Morbihan, avec ses petites rues, 
ses remparts, ses lavoirs le long des douves...  


et son port en pleine ville.

Le lendemain, ballade rapide à Port-Louis et puis dans la baie de Quiberon,
déjeuner dans le joli port de la Trinité sur Mer où le soleil se lève enfin, un petit détour par le show-room Plisson, et c'est déjà l'heure de repartir...

 

 
Par Laflo
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